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Nouvel An chinois à la mauricienne

by Pamela Marie

L’un des nombreux plaisirs de l’île Maurice est le nombre de jours fériés, qui semblent se multiplier à l’infini. C’est une blague ! Enfin, pas tout à fait – un jour de congé de temps à autre, ça fait plaisir, bien sûr. Mais ce qui rend ces festivités particulièrement uniques, c’est qu’elles sont célébrées par tout le monde, peu importe l’appartenance ethnique ou religieuse – Maha Shivaratri, Noël, Eid ul-Fitr, Divali, pour n’en nommer que quelques-unes. Ce vendredi 12 février marque le début officiel du Nouvel An chinois, célébré avec style par tous les Mauriciens, dans une fusion de patrimoine chinois et de culture locale.

Célébrations et préparations

Les célébrations (et préparations !) débutent au moins une semaine à l’avance. On fait claquer les pétards devant les magasins pour chasser les mauvais esprits, et – vous le savez, cher lecteur, si vous vivez et travaillez à l’île Maurice depuis un certain temps – une multitude de petites boîtes remplies de friandises chinoises sont partagées. Ces boîtes rouge et or renferment un délice incontournable, le fameux « gâteau la cire », un savoureux gâteau à base de farine de riz, de marmelade d’orange et de sucre (« cire » fait référence à l’aspect cireux du gâteau, je suppose. Dans d’autres parties du monde, on l’appelle nian gao). Selon les boîtes, vous pouvez également trouver de petites gourmandises locales comme les « gato zorey » (gâteaux salés-sucrés en forme d’oreilles). On s’échange aussi des foong pao (également appelés hong bao), de superbes enveloppes rouge et or remplies de billets, en famille ou entre amis.

À la veille du Nouvel An chinois, de nombreuses familles se retrouvent autour d’un dîner spécial. Les plats servis ont souvent une signification très précise : le poisson pour l’abondance, les raviolis pour la richesse, les nouilles pour la longévité, et ainsi de suite. À l’heure exacte de la proclamation du Nouvel An (qui n’est pas forcément à minuit), on fait claquer les pétards, généralement à l’entrée de la maison familiale : vous en entendrez certainement le bruit tout autour de vous et le lendemain, vous verrez les petits morceaux de papier rouge disséminés dans de nombreuses rues.

Rendez-vous dans l’une des pagodes photogéniques de la capitale pour rendre grâce et prier pour la prospérité – et bonne année du buffle !

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