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Porlwi by Nature : une rencontre du troisième type

par Benedicte de Comarmond

Porlwi by Nature : une rencontre du troisième type

Port-Louis, vendredi 1er décembre, 19 h. Premier objectif : la Citadelle. Je me joins à la file qui attend la navette pour rejoindre le monument historique. D’en bas, on peut déjà apercevoir les lumières et ressentir l’excitation ambiante. Sur place, les visiteurs curieux tournent autour des fameux « Solar Jar » pour tenter de comprendre le fonctionnement de cette installation solaire. La musique qui résonne dans l’enceinte des fortifications me plonge dans un autre monde.

Avant de redescendre, je fais un détour par le bar qui surplombe la ville. On pourrait rester là des heures à discuter et contempler le décor. Sur la descente Sébastopol, un voyage m’attend, nommé « Photosynthesis ». Ce parcours lumineux, réalisé par AC3 et Armand Gachet, émerveille autant qu’il intrigue. Il accompagne les marcheurs jusqu’au bas de la montagne, les ramenant tout doucement à la réalité.

Il est plus de 20 h et je commence à avoir un petit creux. Je m’arrête donc au Food Market et opte pour un « wrap » de chez Manoushé que je mange assise sur le trottoir. La cuisine rassemble, comme en témoigne l’ambiance animée et chaleureuse qui règne autour des stands et des tables installées au milieu de la route (piétonne pour l’occasion). Quelques gorgées d’eau et il est temps de reprendre la marche.

La cuisine de rue

Un pillier de la gastronomie mauricienne !

Lire notre article «Une plongée au coeur de notre cuisine de rue »

Je garde les yeux grands ouverts dans la rue Bourbon pour ne rien rater du spectacle. Je remarque notamment les magnifiques fenêtres florales de Sanjeeyann Paleatchy et les détails architecturaux verts du Collectif LESS. L’heure est également au « street art » et je prends plaisir à regarder les artistes peaufiner leurs créations. Quelques performances musicales rythment ma descente vers le port : didgeridoo, percussions, violon chinois…

Arrivée au Waterfront, je me dirige vers l’îlot Grenier. Là, je pénètre dans l’exposition d’art contemporain et me laisse rapidement charmer par la première œuvre : des plantes en apesanteur magnifiquement éclairées. Vers l’Hôpital Militaire, je prends le temps d’apprécier la performance des Frères Joseph (dont la fameuse chorégraphie du sel) ainsi que l’installation artistique hypnotique « Beyond the Visible ».

Je ressens le besoin de reprendre mes esprits après toutes ces émotions : direction le cinéma en plein air. Confortablement installée à « Kas Enn Poz », je me dis que cette installation devrait rester ici toute l’année ! J’ai la chance de pouvoir regarder en avant-première quelques images du documentaire Mystic Mauritius des frères Dittberner. Je redécouvre l’île Maurice, encore plus belle que dans mes souvenirs.

Dernière ligne droite : Le Caudan Waterfront. Outre les restaurants et cafés qui animent normalement l’endroit, je croise des performeurs de rue dont de drôles d’animaux perchés sur leurs balançoires végétalisées. Mais ce qui m’intéresse vraiment, c’est le « Nature Cocoon », une sorte de hutte en bambou qui propose une immersion visuelle et auditive, réalisée par The Collective, Current Projects et electrocaïne.

Allongée à même le sol et entourée de personnes que je ne connais pas, cette dernière expérience résume parfaitement mon aventure « Porlwi by Nature » : un voyage vers l’ailleurs, une rencontre du troisième type.

Épilogue

Port-Louis, dimanche 3 décembre, 12 h. Me voilà de retour dans la capitale pour accompagner des écoliers à un atelier, sponsorisé par le groupe ENL, qui a lieu tout en haut de la Citadelle. Après une visite guidée du Grenier, nous embarquons dans un grand bus qui nous amène à mi-chemin. Il y a encore un bon bout à monter et les enfants avancent dans la bonne humeur.

 

Arrivés au sommet, c’est le soulagement général. Alors qu’un groupe s’en va visiter la Citadelle pour en savoir plus sur l’histoire du monument et de la ville, l’autre participe à l’atelier « Solar Jar ». C’est avec enthousiasme que chacun se met à l’œuvre pour fabriquer sa lanterne solaire et découvre le fonctionnement celle-ci.

 

Après avoir participé aux deux activités, les enfants semblent conquis et repartent tous avec leur lampe écologique sur laquelle est gravé leur prénom. Ils pourront la mettre sous le sapin pour montrer la route au Père Noël !

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